LES CHRONIQUES DE JiJi

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4 / LE CHEF DE TROUPEAU

Comme nous l’avons vu précédemment, les chevaux doivent leur survie et leur multiplication à l’organisation du groupe et à leur sens du « salut dans la fuite ».
Dans ce système découlant de leur instinct de survie, il est évident que l’élément de base reste le gardien, le chef de troupeau.
Bien sûr, comme il n’existe à ma connaissance aucune étude scientifique prenant en compte ces paramètres, c’est sur mon expérience personnelle que je m’appuie.
Lorsqu’on observe un ensemble de chevaux dans les prés, force est de constater qu’à la moindre alerte sérieuse c’est le mâle dominant broutant derrière le troupeau qui sonne le départ. C’est bien lui le chef.
Dans le galop les plus jeunes mâles en devenir sont devant les autres biens groupés, pour une fuite très organisée, dans une course d’environ 400 m.
Et soudain le fameux mâle dominant, double le troupeau à pleine vitesse puis ralentit, marquant la fin de l’alerte et le retour DU repas.
Cela se constate surtout lorsque les mâles et les femelles n’ont pas été encore séparé par les hommes pour éviter les discordes et les amitiés naissantes.
Par la suite dans leurs boxes, ces réflexes se mettent en sommeil. Contrairement aux idées reçues, le cheval se sent bien dans son box. Isolé des contraintes de l’extérieur il n’a plus la crainte des prédateurs, ses 10 à 16 m carrés le rassurent, il est chez lui à l’abri.
Attention aux « emmerdeurs » le box est son royaume. Mais attention aussi à l’extérieur car la nature revient « au galop ».
Nous avons là toutes les données du déroulement des courses, courses qui ne sont en fait que le reflet du comportement du cheval dans la nature.
La fameuse formule « amélioration de la race chevaline » par la course, donne la véritable justification de la mainmise de l’homme sur le mode de sélection dans les races de chevaux.
Pourtant la nature s’en était chargée avec bonheur depuis des siècles. Le fameux « struggle for life ».
Ces observations nous conduisent tout droit à quelques réflexions.
Nous avons ici toutes les explications d’un parcours de course et leurs implications.
Le mâle dominant est donc celui qui a la plus fulgurante accélération puisqu’il est capable de doubler le groupe lancé à pleine vitesse. C’est celui-là qui sera le meilleur étalon améliorateur de la race, celui qui venant de l’arrière doublera ses concurrents à l’extérieur et non pas celui qui aura gagné la course par surprise, même la plus prestigieuse, grâce à un jockey opportuniste, en prenant des longueurs a un peloton attentiste dans la ligne droite finale.
En effet, on ne refait pas 3 longueurs sur 350 m de sprint dans un groupe homogène.
Je me souviens d’avoir fait la visite d’un haras avec son éleveur, riche mais un peu ‘nouveau’, à bord d’une Jeep vu la grandeur de son territoire. Son plaisir était de faire galoper l’ensemble de ses poulains autour du pré.
Après 3 tours à pleine vitesse, il m’expliqua que celui qui avait gardé la tête sur tout le parcours serait le meilleur de ses chevaux. Celui-ci s’avéra par la suite un excellent cheval d’obstacle. Les autres, habitués à courir en groupe avec un leader, furent très honnêtes en plat, mais aucun phénomène cette année-là.
Un autre éleveur très bon vendeur, fabriquait de faux mâles dominants. Formant des duos, il sacrifiait l’un d’entre eux pour en faire un vassal. L’autre, d’illustre famille, devenait le mâle dominant jusqu’à leur séparation, mais provisoirement.
Malgré ce procédé, sa carrière était rarement à la hauteur de son ascendance.
Il semble donc évident que pour devenir un grand entraineur, il faille mieux pouvoir exploiter les vrais chefs de troupeau, et ce le plus tôt possible comme l’a mis en place feu le Président Lagardère en multipliant les courses de 2 ans, bien sûr au détriment et la longévité de carrière.
N’étant pas ici à cheval, agissant comme eux aux réflexes pour réagir à l’instant, prenons le temps de nous asseoir un moment pour réfléchir.
Cette énergie dont nous avons besoin pour rester en équilibre en alimentant nos capteurs cérébraux va nous servir à réfléchir, c’est la même.
Le vrai cheval de course, c’est donc celui qui à la meilleure accélération.
Il faudra donc s’adresser aux éleveurs ou auprès des responsables des haras, pour savoir. Si celui-ci n’est pas au fait de ces données c’est très compliqué.
S’il l’est, ce n’est pas simple non plus, car comment vendre les autres.
Il n’y aurait plus ni surprises ni espoirs. Heureusement aussi il y a les aléas de la vie, et les révélations tardives. C’est cela aussi la beauté et l’intérêt des courses.

JiJi

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3/ UN PEU DE PSYCHOLOGIE

A la ville comme à la campagne, on entend souvent dire que le cheval n’est pas un animal intelligent.
Pendant des années j’ai cru ce que me disait « les grands » qui eux connaissaient.
En ville à l’époque où les chevaux circulaient encore à Neuilly et Saint Germain, eh oui, je suis parisien d’origine, les chevaux faisaient toujours un écart devant les poubelles, les grands y voyaient la preuve de leur manque d’intelligence car ce même cheval faisait aussi un écart au même endroit le lendemain, jour sans poubelle.
C’était oublier l’odorat beaucoup plus développé de son compagnon. L’odeur des poubelles trop discrète pour les humains, le tenait en éveil même en leur absence.
A la campagne, beaucoup de paysans voient l’âne beaucoup plus intelligent que le cheval, qualifié d’animal très bête, même plus que les vaches, puisqu’il n’hésitait pas à galoper a travers des barbelés comme dans le film « Cheval de guerre » . C’était négliger la vue du cheval, qui en plein galop ne peut manifestement pas distinguer les fils.
Mettez un fil de couleur et même un peu de courant, et vous verrez toute la différence.
Pour établir le dialogue rien de plus simple, il faut apprendre le « parler cheval ».
Traiter un étranger d’idiot parce qu’on ne connait pas sa langue et que l’on n’établit pas le dialogue est un raccourci quelque peu sommaire.
J’ai mis des années avant de le comprendre et d’en apprendre les rudiments.
Le cheval lui, va beaucoup plus vite et il ne lui faut que quelques secondes pour savoir ce qu’il doit faire pour survivre.
« Survivre » est depuis son apparition sur terre, le maître mot de son existence. Pour cela il a une arme fatale, sa facilité à se déplacer.
Arrivé sur terre bien des milliers d’années avant que les humains ne se dressent sur leurs pattes arrière, il était pratiquement dans sa forme actuelle avec 4 membres véloces. Depuis il n’a cessé de se développer, de se multiplier et de s’adapter.
Grâce à son odorat et son ouïe très fine qui décèle les ultras sons, son sens de l’organisation du groupe et surtout sa vitesse et, il a su faire « fuite » à tous les dangers.
On dit que dans une interview d’un des plus grands entraineurs français de tous les temps, peut être le meilleur, François MATHET avait déclaré qu’il ne savait pas pourquoi un cheval de course galopait. Plaisanterie ou pas, il n’est pas étonnant qu’un ancien capitaine de l’armée française ait eu du mal à admettre que « l’attaque » n’était pas forcément meilleur moyen de survivre.
Pour les chevaux c’est capital. C’est dans leur gènes, même élevés dans le coton des haras, dès la première alerte, un bruit, une odeur suspecte, ils prennent le galop pour sauver leur peau, pour échapper au prédateur potentiel. Il y à 400 mètres à parcourir le plus rapidement possible pour se mettre à l’abri de leur ennemi.
Les plus véloces d’entre eux qui dépassent les 60 km / h n’ont que ces 400m de sprint.
Passé cette distance, le groupe est sauvé d’où l’intérêt d’un prompt départ.
Sinon malheur aux retardataires, aux blessés, aux vieux ou aux plus jeunes.
L’un d’entre eux servira de festin. C’est la dure loi de la nature.
Les chevaux ont aussi un autre atout: celui qui leur permet de se multiplier dans tous les lieux où ils sont apparus au cours des siècles. C’est leur fantastique sens du groupe, de la famille même, plutôt que du troupeau.
A l’intérieur de ce groupe l’ordre est assuré par une matrone, vieille jument à la dent dure et à la botte facile, armes dont elle se sert fréquemment pour faire régner l’ordre, policer les jeunes mâles et éloigner les importuns.
Avec elle pas d’intrus et priorité aux plus faibles pour manger.
Les perturbateurs peuvent attendre, éloignés à coups de dents et de sabots s’il le faut.
Et puis il y a le mâle dominant. Défenseur du troupeau, il se tient le plus souvent très en retrait, face au vent, toujours aux aguets, prêt à démarrera la moindre odeur ou bruit suspect.
L’appel de langue aide bien connue des cavaliers, n’est que la réplique du bruit d’une branche brisée par le passage d’un prédateur
Pour compléter le tableau il reste les prédateurs moins rapides, mais qui chassent en meute et mordent aux flancs, comme les loups.
Les chevaux ont appris à les éviter en prolongeant leur galop et en étant capables de refaire un sprint pour terminer le parcours, avant de se remettre à manger. Ce qui reste pour eux la principale préoccupation de leur existence.
Evidemment comme tous les athlètes, les chevaux s’entrainent dans les prairies entre 2 bouchées d’herbe, n’hésitent pas à partir au grand galop au moindre bruit, histoire de voir qui est le plus véloce et entretenir leur forme physique, sans jockey ils se passent d’entraineur.
Tout ce processus, n’avait bien sûr pas échappé aux premiers fondateurs des courses, et ce sont tous ces paramètres qui leurs ont permis de mettre en place l’organisation des courses que nous avons aujourd’hui.
Les courses restent l’expression la plus naturelle du comportement du cheval dans la nature.
Il n’y a qu’une chose qui change: mettre une charge sur son dos modifie complètement les données du galop. Il faut y prendre garde et en établir avec soin les conséquences, c’est l’essence même de l’entrainement du galopeur avec l’aide des jockeys et des cavaliers d’entraînement.
C’est ce que nous vous efforcerons de déterminer au cours des prochaines semaines.

JiJi

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2/ Ma rencontre avec les courses

Depuis les premiers jours où j’ai été capable de réfléchir, j’ai essayé comme bien des hommes de comprendre ce que j’étais venu faire sur cette terre.

Passer tout mon temps libre à vouloir monter à cheval, et même mon temps de travail, à faire « ce que j’aimais » m’a toujours paru une bien piètre raison d’exister. Mais, au fil des années, cette passion s’est transformée en une énorme expérience et la reconnaissance de ces deux jockeys dont je vous ai parlé la dernière fois, m’a fait comprendre que peut-être, je n’étais pas venu au monde sans justification.

Si les fameuses questions « d’où je viens, où je vais et pourquoi j’y vais », n’étaient pas pour autant résolues, quelque chose me disait que, peut-être, j’étais utile. Utile en rassemblant les connaissances que j’avais pu accumuler, ce qui m’avait permis de comprendre et d’aider mes apprentis jockeys et les autres. Mettre sur le papier les différentes données recueillies pendant toutes ces années pour les transmettre me semblent aujourd’hui une justification de mon existence.

Ma découverte des courses n’a pas été facile. C’était l’époque de l’apprentissage difficile pour les jockeys, tout comme elle l’était pour tous les apprentis agricoles dans les décennies 50-60, même pour un amateur. Pour mon compte, j’avais eu la chance d’en connaitre le bon côté : monter des chevaux de course. En effet, grâce à un fameux jockey de l’époque, Jacques Doyasbere, ami de mon professeur d’équitation, j’avais fait un stage d’apprenti à Newmarket pendant l’été 1956.
Jacques Doyasbere un grand parmi les grands ! : l’ami des Poincelet, Garcia, Larraun, Giovanelli et autres jockeys. Tous se retrouvaient le matin des courses au Derby, bistrot de Lamorlaye, maintenant une pizzeria, pour y attendre le départ aux courses ou les après-midis de repos pour d’interminables parties de cartes. Il m’avait pris en amitié et m’avait recommandé à Mike Bartholomew, célèbre entraineur de l’époque. C’était le temps de sa disgrâce. Premier jockey de Marcel Boussac, il était devenu le « paria », qui avait tiré un cheval en Angleterre pour le compte d’un bookmaker. A l’époque, tout comme maintenant, pas de pitié …
Jockey un peu « play-boy », dont on disait qu’il ressemblait à un potentat oriental de l’entourage de sa mère, il se targuait aussi d’être le père d’un célèbre capitaine d’industrie.
Après des années de placard, cela ne l’empêcha pas de faire une belle carrière d’entraineur.
Mais moi, j’étais trop jeune pour comprendre tout cela et je me contentais d’être heureux avec les chevaux, même si à Newmarket je n’avais connu que l’écurie, les trottings et un galop le dernier jour du stage.
Envoyé chez les « enfants de troupe » afin d’y préparer une carrière de cavalier à Saumur, « carrière » qui s’est rapidement arrêtée après qu’un psychologue ait diagnostiqué le potentiel pour être « général », mais délicat pour les grades intermédiaires, j’avais attendu d’avoir 16 ans pour renouer avec le monde des courses. Une éphémère carrière de Gentleman Rider qui ne trouva quelques lauriers, qu’en Italie.
Il m’a fallu attendre les années 80 et la quarantaine pour que, de nouveau, les courses frappent à ma porte. En rachetant les produits d’un élevage sur sa fin, je n’imaginais pas que les 35 années suivantes seraient ponctuées du galop des chevaux. Le responsable de la Société d’Encouragement, ancêtre de France Galop, non plus d’ailleurs… Contraint par les recommandations d’un ponte de l’époque et de futurs collègues favorables, à me délivrer le précieux sésame de propriétaire puis d’entraineur, il m’avait prédit un maximum de deux années d’existence. A l’époque, il valait mieux être issu du sérail pour se faire une place.
Pendant toutes les années suivantes, je n’ai fait qu’observer les jockeys qui voulaient monter pour moi, sans bien les comprendre.
A cette époque, la monte était différente d’aujourd’hui. Les étriers au tiers du pied, étrivières beaucoup plus longues, bien en équilibre, le poids du corps bien réparti au-dessus du garrot, bref classique et sans particulariste notoire.
Freddy Head avait bien essayé des étriers ronds, mais les innovations n’étaient pas nombreuses et souvent mal tolérées. J’avais fait monter les plus grands jockeys de l’époque, de Freddy Head à Gary Moore et même une fois Yves Saint Martin. Mais mes chevaux n’étaient pas de leur calibre. Leur gentillesse à mon égard me permettait de la solliciter, malgré le manque de résultats.
Il m’a fallu attendre la rencontre avec Alain Lequeux pour enfin m’intéresser à leur technique. Un formidable personnage, ce garçon ! J’avais fait sa connaissance lors d’un meeting de Cagnes-sur-Mer où je me rendais tous les ans pour glaner quelques succès plus faciles.
Alain, en vacances, avait demandé à l’un de ses amis de lui trouver quelques montes pour la durée de son séjour. Sans me demander le moindre déplacement, il avait accepté les miennes, les magnifiant par le nom de Boutin sans préciser à son entourage qu’il ne s’agissait pas de « François », mon célèbre homonyme !
Quelques places vinrent sceller cette belle histoire qui se continua à Paris.
Fils de jockey, cavalier hors pair, formé par François Mathet comme une multitude de très bons jockeys dont évidemment Yves Saint Martin, il avait le sens du cheval. Et c’est en l’observant que j’ai commencé à comprendre qu’il était très important de bien connaitre la psychologie du cheval pour en obtenir le maximum.
Ce sera l’objet d’une prochaine chronique.

JIJI
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Préambule

A plus de 70 ans, à penser, parler, vivre cheval, puis entrainer pour surtout monter à cheval, j’avais pensé qu’il était temps de me poser.
Devant l’insistance de mes proches ou lointains amis en cette fin d’année 2015, j’avais décidé de gouter un repos plus ou moins mérité et de raccrocher mes bottes.
D’autant que ma dernière chute au milieu de l’année, lors d’un sprint sur ma petite piste d’entrainement au fin fond de l’Allier m’avait un peu et même, beaucoup refroidi.
Il y a un âge où les raideurs accumulées sont difficiles à effacer.
J’avais passé l’après- midi à regarder Equidia, et le spectacle proposé par les courses de galop n’avait pas été à la hauteur de mes attentes.
Autant jouer des numéros et voir le résultat, que de jouir d’un spectacle qui n’en était plus un.
Aucun des composants qui participent d’un spectacle passionnant n’était au rendez-vous.
L’équitation des années 80 engendrée par la copie de la monte de Cash Asmussen ne mettait en aucune façon la beauté naturelle des chevaux en action.
Comment s’étonner du peu d’intérêt du public qui déserte de plus en plus les hippodromes.

Pendant des années, j’avais essayé d’expliquer aux jockeys que j’avais mis sur mes pensionnaires, quelques notions d’équilibre, de physique appliquée à la monte en courses, de mécanique, et je m’apercevais que les arrivées démontraient que bien peu d’entre eux en avaient tiré des leçons.
A moi de tirer ma révérence.

Et puis le téléphone sonne.
Une voix quelque peu euphorique m’indique qu’à Hong-Kong il est 2h du matin.
« Monsieur Boutin, Bonsoir, Je suis avec Florent Geroux et Pierre Charles Boudot, nous dînons après les courses de Hong-Kong et on a eu l’idée de vous faire un petit coucou.
Florent et moi nous voulions vous remercier pour tous vos précieux conseils. »

Evidemment touché je reconnais la voix de Christophe Soumillon, l’ancien apprenti de mon fils Cédric, apprenti que j’ai beaucoup fait monter à ses début et à qui j’ai prodigué ses dernières années encore de nombreux conseils.
Et puis Florent Geroux, le petit Florent apprenti chez Mathieu mon cadet, à qui j’avais eu grand mal à apprendre à jaillir des boites de départ.
Florent qui avait monté le premier gagnant de mon merveilleux cheval de coeur, Lorzane, Lorzane, le cheval aux 6 Quintés.
Je l’avais poussé à accepter un poste en Amérique, où peser 50 kg n’est pas un handicap pour faire une grande carrière au contraire de la France.
Ses sorties de boites fulgurantes l’ont propulsé dans le top ten des jockeys US.

Et puis Pierre Charles Boudot à l’appareil à qui je n’ai jamais donné de conseils, mais qui a aussi gagné pour moi.
Mais qui surtout encore apprenti avait percuté Lorzane dans son dernier Quinté à Deauville, ce qui avait provoqué l’accident qui devait le conduire à nous quitter 2 mois plus tard.

Saisissante rencontre téléphonique pour moi et que d’émotions en quelques minutes aux souvenirs de Lorzane, un cheval dont j’espère vous évoquer la carrière lors d’une prochaine chronique.

Et puis de nouveau Christophe au téléphone qui me remercie encore et m’indique qu’il comprend mal que mes conseils ne soient pas plus diffusés avant de m’inciter à continuer encore et encore.
Alors pourquoi ne pas être utile encore un peu, quitte à lasser quelques esprits chagrins, pour que mes années d’expériences et toute la réflexion que j’ai pu accumulées soit utiles et servent aux générations actuelles et futures.

Dans le monde des courses de galop, personne n’a encore jugé utile de rassembler quelques idées .
Au cours des semaines à venir, c’est ce que je vais m’efforcer de faire dans ces chroniques hebdomadaires.

JIJI

COMPTE RENDU COMITE 30/3/2015

Le Président a indiqué que suite à la parution du nouveau décret qui sera remis en séance, la modification des statuts de France galop serait mise au vote lors d’un Comité exceptionnel le 11/5/2015.
Saint-Cloud : Il a indiqué que France Galop avait appris par voie de presse le projet de construction de logements sur l’hippodrome de Saint-Cloud et qu’il y est fermement opposé.
Lettre des Ministres de l’Agriculture et Budget : Il a fait état sans la distribuer de la lettre conjointe des Ministres de l’Agriculture et du Budget demandant à France Galop le retour à l’équilibre financier des comptes à horizon 2017. Il a également indiqué que la priorité était la distribution des allocations tout en poursuivant la politique d’économies des frais de gestion.
PMH : Il a indiqué que des négociations étaient en cours pour une restructuration du PMH.
Centre d’entraînement de Maisons-Laffitte : il a indiqué que suite à la réunion avec les entraîneurs, il fallait étudier des solutions pratiques pour en réduire les coûts.
Nouveau Longchamp : il a indiqué que les devis seraient prochainement étudiés et qu’une décision serait prise par le Conseil d’Administration ensuite.
A ce sujet il a indiqué que le Plan de Marketing Commun Trot, Galop, PMU allait aider à rebondir.
A ce jour le budget du Plan de Marketing Commun ne nous a pas été communiqué.
A la fin de cette intervention il a indiqué que suite à une erreur dans la convocation du comité du 22/12/2014 soulevée par M.BOUTIN, toutes les mesures votées à cette occasion devaient l’être à nouveau.
Mathieu BOUTIN a alors indiqué qu’un document contestant la validité d’un vote sur l’éventuelle modification du Code électoral avait été remis au Directeur général en début de séance. Il a également demandé que le vote ait lieu à bulletin secret.
Malgré l’éventualité d’une nullité, le Président a fait procéder au vote :
Modification du Code électoral : 33 pour, 15 contre, 2 blancs
La Commission Electorale a été nommée à main levée sans faire l’unanimité.
Vote des Modifications du Code des Courses :
Après un long débat, la modification de l’Article 198 a été rejetée par la majorité des membres présents.
Vote sur les listes de Commissaires et de Juges d’Appel, les membres de notre association ont voté contre au principe que ces votes devraient être uninominaux et qu’il était impératif d’éviter d’éventuels conflits d’intérêts.

X.HURSTEL, Président du PMU, a fait une intervention où il a indiqué que la baisse des enjeux était étroitement liées à la baisse des partants, qu’il fallait mettre l’accent sur notre cœur de métier, à savoir les paris hippiques et qu’il espérait bien que la baisse des enjeux ne serait que de 1% en fin d’année comme prévu et il fonde aussi de gros espoirs sur le Plan de Marketing Commun.
En constatation des enjeux en retrait de 2,6% par rapport à la même période en 2014, Mathieu BOUTIN a indiqué qu’il serait probablement difficile d’atteindre cet objectif et qu’il conviendrait d’étudier des aménagements complémentaires au Plan de Marketing Commun pour redynamiser les courses.
M.BOUTIN a également indiqué que la baisse importante des entrées payantes (-10%) et gratuites (- 49%) étaient très inquiétante pour l’avenir.
M.GILLETTA a répondu qu’il n’avait pas d’explications rationnelles à ce sujet et qu’il fallait être patient pour constater les effets de sa politique.
M.BOUTIN s’est inquiété de la viabilité économique du projet « Nouveau Longchamp » trop couteux dans le contexte actuel.
Le Président lui a répondu que les données économiques seraient étudiées avec précision amenant le Conseil d’Administration a prendre une décision.

A la suite de ces débats, il a été mis au vote de nouvelles modifications du Code des Courses dont 2 ont fait l’objet d’un vote séparé :
– Modification des règles de qualifications des Purs Sang Arabes : adopté à une faible majorité
– Obligations de déclarer les œillères sans possibilité de rattrapage aux courses : adopté à une faible majorité

L’ASSOCIATION des ENTRAINEURS PROPRIETAIRES : M.Boutin, E.Doumen, F.Doumen, P.Khozian

Association des Entraineurs Propriétaires - 1 avenue Lesage 78600 Maisons Laffitte Tèl: +33 (0)9 52 24 07 70 - Télécopie: +33 (0)9 57 24 07 70
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