LA CAMPAGNE ELECTORALE NE JUSTIFIE PAS TOUT

Pour qui a pu lire la profession de foi de l’AEDG, il me semble utile de revenir sur certains thèmes de campagne mis en avant par Mme Head et son équipe.
Si depuis plus d’une décennie elle a prétendu défendre la récupération de la TVA sur le pourcentage entraîneur, ce n’est en réalité qu’à la suite des interventions appuyées et répétées du représentant de l’AEP au conseil d’administration que France Galop a bien voulu enfin avancer sur ce sujet et se mettre en conformité avec la loi en 2013, offrant aux entraîneurs une marge financière supplémentaire non négligeable et qui ne soit pas à la charge de nos propriétaires mais essentiellement de l’état (une très
petite part non récupérable étant à la charge de France Galop).
Mme Head prétend avoir bloqué l’article 198 du code des courses. Quel culot ! La réalité c’est que cet article n’a été contesté que par les membres de l’AEP à la commission du code tout d’abord et ensuite au comité du 22/12/ 2014. Malgré nos protestations ce jour là, Le comité à voté a la majorité l’adoption de cette modification. Or, grâce au recours juridique engagé par L’AEP pour invalider le Comité du 22dec 2014, tous les votes de ce comité ont du être reconduits lors de la séance du 30 mars 2015. France Galop n’ayant pas voulu se couvrir de ridicule (bien que ça soit déjà un peu le cas!) à donc offert malgré elle une seconde chance de refuser cette modification au code injuste et difficilement applicable au regard de la loi pour diverses raisons. Mme Head, qui entre temps avait été mise en alerte par un groupe influent de Vétérinaires, à alors réalisé que grâce à L’AEP s’offrait à elle une chance de bien faire cette fois ci.
Elle déclare alors à la séance du comité le 30 mars 2015 : « Je demande à revenir sur cette disposition dont, je précise, je n’ai pas apprécié les conséquences lors de la réunion de la commission du code ».
Si L’AEP n’avait pas siégé dans les instances, l’article 198 aurait été voté. Voilà la vérité.
Par ailleurs, Mme Head désigne « une autre association » (donc l’AEP) comme responsable des conséquences de facturation à l’entraîneur des frais d’une contre expertise en cas de cas positif.
Mensonge éhonté !
L’AEP a juste demandé à ce que l’AEDG ne soir pas seule consultée pour le choix du labo chargé de la contre expertise (ce qui paraît normal quand un entraîneur n’est pas adhérent de l’AEDG particulièrement).
Indépendamment de ça, France Galop, par souci d’économies, a décidé de vouloir faire supporter ces frais à l’entraîneur concerné. Nous nous sommes bien entendu aussi opposés à cette nouvelle règle, mais France galop a obtenu gain de cause par le biais d’un vote majoritaire. Voilà la vérité.
Mme Head déclare avoir obtenu la notion de sursis… C’est en fait Philippe Bouchara qui a été le premier à mettre le sujet au cœur des discussions. Bien entendu nous nous sommes tous battus pour l’obtenir par le biais de la commission du code. Voilà encore une fois la vérité.
Par contre, ce que Mme Head ne dit pas, c’est qu’elle n’a pas voté contre la modification du code électoral visant à rendre inéligibles les entraîneurs dans les collèges éleveurs et propriétaires en date du 11 Mai 2015 à la séance du comité.
Bien entendu tout ce que j’ai avancé ici est vérifiable parce qu’archivé par France Galop.
La décence nous a poussé à faire une campagne digne, objective et porteuse d’idées mais certainement pas diffamatoire.
Mme Head, nous avons supporté pendant 4 ans votre passivité complice et vos trahisons au cœur de l’institution. Alors de Grâce, un minimum de sincérité dans vos déclarations écrites me semble maintenant de mise.
J’ajouterai enfin que la liste entraîneur de la région Sud est une liste indépendante contrairement à ce que vous publiez sur votre profession de foi. Les entraîneurs qui la composent n’ont jamais donné leur accord pour qu’elle soit estampillé AEDG !
Patrick Khozian, troisième sur cette liste, est deuxième de liste au niveau national pour l’association concurrente AEP…
Mme Head, encore une fois vous avez dépassé les bornes !
Mais France Galop saura sûrement mettre de l’ordre, du moins je l’espère.
Pour clore le débat, du moins en ce qui me concerne, la campagne de dénigrement commence dans la Profession de foi de L’AEDG même et certainement pas dans celle de l’AEP. Chacun peut s’en rendre compte s’il sait lire.
Pour ce qui est des divisions, je ne culpabilise aucunement à ce sujet parce que j’ai toujours dit ce que je faisais et j’ai toujours fait ce que je disais dans les instances. Tout est retranscrit dans les procès verbaux des comités et je n’ai rien à cacher. Mais, ce n’est sans doute pas le cas de tout le monde et vous le savez bien.
Par ailleurs, à maintes reprises j’ai été « lâché » à la dernière minute par ceux que vous défendez alors qu’ils s’étaient engagés dans l’unité que vous prônez. Donc pas besoin de leçon de morale, surtout sous couvert d’anonymat.
En tout cas, je respecte toutes les opinions y compris celles qui me sont diamétralement opposées. Mais tourner casaque au dernier moment ou mieux encore, ne pas tenir son rôle de représentant pour défendre des intérêts personnels ne sont pas mes valeurs.
Je n’insisterai pas plus, d’autres sujets tels que la survie des courses me sont plus chers. Mais quelques vérités se devaient d’être dites.

Mathieu Boutin,

COMPTE RENDU COMITE 30/3/2015

Le Président a indiqué que suite à la parution du nouveau décret qui sera remis en séance, la modification des statuts de France galop serait mise au vote lors d’un Comité exceptionnel le 11/5/2015.
Saint-Cloud : Il a indiqué que France Galop avait appris par voie de presse le projet de construction de logements sur l’hippodrome de Saint-Cloud et qu’il y est fermement opposé.
Lettre des Ministres de l’Agriculture et Budget : Il a fait état sans la distribuer de la lettre conjointe des Ministres de l’Agriculture et du Budget demandant à France Galop le retour à l’équilibre financier des comptes à horizon 2017. Il a également indiqué que la priorité était la distribution des allocations tout en poursuivant la politique d’économies des frais de gestion.
PMH : Il a indiqué que des négociations étaient en cours pour une restructuration du PMH.
Centre d’entraînement de Maisons-Laffitte : il a indiqué que suite à la réunion avec les entraîneurs, il fallait étudier des solutions pratiques pour en réduire les coûts.
Nouveau Longchamp : il a indiqué que les devis seraient prochainement étudiés et qu’une décision serait prise par le Conseil d’Administration ensuite.
A ce sujet il a indiqué que le Plan de Marketing Commun Trot, Galop, PMU allait aider à rebondir.
A ce jour le budget du Plan de Marketing Commun ne nous a pas été communiqué.
A la fin de cette intervention il a indiqué que suite à une erreur dans la convocation du comité du 22/12/2014 soulevée par M.BOUTIN, toutes les mesures votées à cette occasion devaient l’être à nouveau.
Mathieu BOUTIN a alors indiqué qu’un document contestant la validité d’un vote sur l’éventuelle modification du Code électoral avait été remis au Directeur général en début de séance. Il a également demandé que le vote ait lieu à bulletin secret.
Malgré l’éventualité d’une nullité, le Président a fait procéder au vote :
Modification du Code électoral : 33 pour, 15 contre, 2 blancs
La Commission Electorale a été nommée à main levée sans faire l’unanimité.
Vote des Modifications du Code des Courses :
Après un long débat, la modification de l’Article 198 a été rejetée par la majorité des membres présents.
Vote sur les listes de Commissaires et de Juges d’Appel, les membres de notre association ont voté contre au principe que ces votes devraient être uninominaux et qu’il était impératif d’éviter d’éventuels conflits d’intérêts.

X.HURSTEL, Président du PMU, a fait une intervention où il a indiqué que la baisse des enjeux était étroitement liées à la baisse des partants, qu’il fallait mettre l’accent sur notre cœur de métier, à savoir les paris hippiques et qu’il espérait bien que la baisse des enjeux ne serait que de 1% en fin d’année comme prévu et il fonde aussi de gros espoirs sur le Plan de Marketing Commun.
En constatation des enjeux en retrait de 2,6% par rapport à la même période en 2014, Mathieu BOUTIN a indiqué qu’il serait probablement difficile d’atteindre cet objectif et qu’il conviendrait d’étudier des aménagements complémentaires au Plan de Marketing Commun pour redynamiser les courses.
M.BOUTIN a également indiqué que la baisse importante des entrées payantes (-10%) et gratuites (- 49%) étaient très inquiétante pour l’avenir.
M.GILLETTA a répondu qu’il n’avait pas d’explications rationnelles à ce sujet et qu’il fallait être patient pour constater les effets de sa politique.
M.BOUTIN s’est inquiété de la viabilité économique du projet « Nouveau Longchamp » trop couteux dans le contexte actuel.
Le Président lui a répondu que les données économiques seraient étudiées avec précision amenant le Conseil d’Administration a prendre une décision.

A la suite de ces débats, il a été mis au vote de nouvelles modifications du Code des Courses dont 2 ont fait l’objet d’un vote séparé :
– Modification des règles de qualifications des Purs Sang Arabes : adopté à une faible majorité
– Obligations de déclarer les œillères sans possibilité de rattrapage aux courses : adopté à une faible majorité

L’ASSOCIATION des ENTRAINEURS PROPRIETAIRES : M.Boutin, E.Doumen, F.Doumen, P.Khozian

COMPTE RENDU RENDEZ-VOUS MINISTERE de l’AGRICULTURE 2/3/15

Présents :

Ministère de l’Agriculture : P. Schwartz, St. Le Den, Mme F. Grosbois

Mairie Lamorlaye : Mme Ladurelle (maire), M. Madeleine (1er adjoint)

Entraîneurs : M. Boutin, Mme S. Tarrou, Mme M. Bollack, F. Danloux (secrétaire)

 

  • Madame Ladurelle  a présenté la situation des entraîneurs de Lamorlaye, en ligne avec celle de toute la France, qui rencontrent d’importantes difficultés financières (redressements judiciaires, liquidations, etc…). Elle a souligné que le chômage commençait à s’installer dans une profession qui en était exempte jusqu’alors et a notamment expliqué qu’il y avait de nombreux boxes vides dans les écuries de Lamorlaye, signe inédit de la crise qui frappe les courses.

 

2) Les entraîneurs ont exposé la situation de leur profession sur un plan local et national. Ils ont insisté sur l’immobilisme coupable qui caractérise la gouvernance des courses de galop, alors que sur le terrain le modèle français s’avère obsolète. Ils ont rapporté que les entraîneurs avaient tenté à de nombreuses reprises d’alerter France Galop sur la catastrophe économique qui se profilait à l’échelon national, et donc local, sans aucun écho auprès des dirigeants.

3) Les causes principales recensées de la détérioration économique et sociale du Galop français:

– l’augmentation de la TVA de 7% à 20% a pénalisé les propriétaires fiscalement français qui sont majoritairement les clients des entraîneurs. Cette mesure très dissuasive a démoralisé  les propriétaires français qui ont diminué (ou renoncé à) leurs engagements dans l’industrie des courses.

– cette conjoncture aboutit à la diminution du nombre de chevaux à l’entraînement sur le centre  Chantilly-Lamorlaye-Gouvieux (-20%), mais aussi au niveau national ce qui entraîne mécaniquement une baisse importante du nombre de partants et une chute des enjeux PMU (- 6%). Cette spirale menace gravement toute la filière hippique qui concerne plus de 80,000 emplois.

Pour expliquer l’impact délétère de cette TVA augmentée, il faut préciser qu’elle s’applique sur un corps déjà malade. Ces dernières années, nos dirigeants ont poursuivi une politique irréfléchie de croissance brutale du nombre de courses-offres de paris, dévalorisant leur produit, le banalisant au point de le rendre indigeste, tant pour des parieurs trop sollicités, que pour des professionnels (entraîneurs, propriétaires)  dépassés par cette extension non maîtrisée, ce qui a provoqué leur désaffection. La délocalisation outrancière des courses en est un autre élément, paupérisant les propriétaires et leurs entraîneurs par le surcoût financier des déplacements.

–  Les structures cadenassées de l’institution des courses sont responsables de cette dérive. Le monopole qu’exercent les membres cooptés (50% du conseil d’administration et du comité dirigeant), peu impliqués économiquement pour la plupart, rend impossible un processus démocratique normal.

La modification du code électoral, votée par ceux qui s’adjugeront les sièges rendus vacants avec la bienveillance des membres cooptés, en est un autre exemple. Les entraineurs plébiscités lors des dernières élections ont été rendus inéligibles dans des collèges où ils sont pourtant électeurs de fait et de droit (propriétaires et éleveurs). Cette mesure aura pour effet de minorer encore plus fortement l’analyse de terrain. Les entraineurs ont demandé aux représentants du ministère de l’agriculture de bien vouloir étudier cette évolution discriminante avant de la ratifier.

Le projet de nouveau décret, attendu dans les prochains jours et remplaçant celui de 1997, s’il est accepté par les tutelles, maintiendra cette gouvernance anti-démocratique et figée, en favorisant l’élection du président sortant, sans aucune amélioration de son fonctionnement.

4) Des initiatives inappropriées

– Le blocage de la MSA à l’encontre des vacataires empêche de fluidifier l’emploi. Les missions temporaires permettraient à des chômeurs de retrouver une activité qui pourrait se révéler pérenne et aux entreprises de faire face à l’abondance accrue et à la délocalisation anarchique des courses.

– Les plans marketing proposés par France Galop comme une panacée n’ont atteint aucun de leurs objectifs irréalistes. Pire, ils ont fait fuir le public, accentuant la baisse des enjeux sur les hippodromes et la désaffection PMU. Ils sont la seule alternative offerte par cette direction dépassée et n’offrent aucune perspective rationnelle de croissance et donc de redressement.

– Le projet exorbitant du « Nouveau Longchamp » (estimé aujourd’hui à un minimum de 180 M€), proposé par la direction de France Galop, risque de mettre en péril toute l’institution, les réserves prévues à cet effet étant insuffisantes. Le peu d’espoir de création de recettes nouvelles ne compensera jamais les sommes engagées.  Compte tenu de la conjoncture actuelle, ce projet irréaliste demande à être au moins suspendu, dans l’attente d’une visibilité plus positive de l’avenir des courses.

5) Le représentant du Ministère de l’Agriculture nous a répondu point par point :

La TVA : il a précisé que c’était une décision de la Cour de Justice Européenne et qu’il faudrait étudier une possibilité de ventilation de taux, telle qu’elle existait précédemment en France et encore actuellement en Irlande comme l’a rapporté un des entraîneurs.

Il a proposé de regarder s’il serait possible de réaménager, avec le Ministère du Budget, la directive européenne. Il a également indiqué que des négociations étaient en cours afin de proposer à la nouvelle Commission Européenne une  directive « Cheval » actualisée.

Les chiffres alarmants des enjeux : il a indiqué qu’il était très attentif à ce que le PMU travaille à améliorer son résultat net afin de maintenir une redistribution la plus importante possible à la filière hippique.

Le Plan Marketing : il nous a rappelé les prévisions de France Galop. Les entraîneurs lui ont démontré l’aspect déconnecté de la réalité de ces projections qui n’ont jamais atteint les objectifs initiaux.

La rédaction du décret remplaçant celui de 1997 : il a répondu que le ministère avait repris les recommandations du Comité Stratégique et avait donc donné la possibilité à France Galop de mettre en œuvre les nouvelles dispositions de ce décret ; ce sont les sociétés mères qui définissent la composition du Comité.

La modification du code électoral : sur cette mesure visant à empêcher les entraîneurs d’être élus dans les collèges de propriétaires et d’éleveurs, auxquels beaucoup appartiennent, il nous a été assuré que les services juridiques du ministère allaient se pencher sur la validité juridique de cette mesure.

Le Projet du « Nouveau Longchamp » : il précise que ce dossier était en route depuis longtemps et qu’apparemment il avait été débattu dans les instances de France Galop. Après que les entraîneurs aient objecté qu’une rénovation comme à Chantilly ou à Lyon La Soie pourrait amplement suffire à un coût maîtrisé ne mettant pas en péril l’institution, il a affirmé son intention de  suivre ce dossier de très près.

6) Madame LADURELLE  a conclu la réunion en remerciant les représentants du ministère de l’Agriculture de l’attention qu’ils avaient porté à tous les dossiers évoqués au cours de cette réunion.

Elle a également rappelé que les entraîneurs étaient pour un nombre important dans une situation désespérée et qu’il était urgent de trouver des solutions pour résoudre leurs problématiques.

Lettre ouverte de Frédéric Danloux au président Bertrand Bélinguier concernant les allocations pour 2013

Monsieur le Président,

La fin de l’année annonce le temps des évolutions des allocations pour l’année 2013.

Les résultats attendus du PMU se confirment et il est logique de penser que les objectifs annoncés seront atteints.

Nous connaissons tous la situation très difficile de nombreux entraîneurs et la raréfaction de plus en plus inquiétante des propriétaires.

C’est pourquoi connaissant les réserves accumulées depuis plusieurs années (35M€) nous proposons qu’un signe fort soit donné à nos propriétaires en prévoyant une augmentation des allocations de 3% (soit environ un bonus de 7.8M€).

Lettre ouverte d’Elisabeth Doumen

Après avoir passé deux jours consécutifs au siège de France Galop, d’abord au comité puis à la Commission des Propriétaires, j’en suis venue aux conclusions suivantes:

Depuis les élections et sous la présidence de Mr Bélinguier, beaucoup de progrès ont été faits dans plusieurs domaines mais nous avons tendance à compliquer ce qui pourrait être simple. Malgré ces progrès et un effort volontaire d’aller de l’avant et d’innover de façon active, il me semble que nous ne voyons que l’arbre qui cache la forêt. Permettez-moi de m’expliquer, en particulier en ce qui concerne la problématique urgente de trouver de nouveaux propriétaires. Plusieurs membres de la Commission  essayaient de trouver des moyens d’attirer de nouveaux propriétaires aux courses françaises, en commençant par de petits partenariats (SEP) jusqu’aux importants PDG de compagnies comme AXA. Ceci est très louable, mais dans le souci de ne pas tomber dans un mélange des genres, il serait bon de revenir aux fondamentaux.

Association des Entraineurs Propriétaires - 1 avenue Lesage 78600 Maisons Laffitte Tèl: +33 (0)9 52 24 07 70 - Télécopie: +33 (0)9 57 24 07 70
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